Ouverture de la 1ère session de formation en Droit international pénal à Bamako

maSous la présidence de l’Honorable Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haidara, Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales du Mali, la cérémonie d’ouverture de la toute 1ère formation en Droit international pénal s’est tenue au Grand Hôtel Azalaï de Bamako en présence de hauts responsables du gouvernement et du parlement maliens, de représentants du corps diplomatique, d’institutions internationales, de la société civile et des médias.

Le discours d’ouverture prononcé par l’Honorable Haidara a été suivi des allocutions de M. Werner Nowak, Directeur Régional Afrique de l’Ouest de la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté, de M. Jean Dhommeaux, Professeur émérite de l’Université de Rennes et Représentant de l’Institut international des droits de l’homme (Fondation René Cassin – France) et de M. Guillaume Ngefa, Chef de la Division des droits de l’homme de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).Cette session de formation est le fruit d’une synergie fructueuse entre les trois institutions susmentionnées et enrichie d’un ancrage national à travers l’appui de l’Institut national de formation judiciaire et de la Coalition malienne pour la défense des droits de l’enfant (Comade).La présente session s’inscrit dans le prolongement des formations délocalisées antérieures sur le droit international des droits de l’homme à Dakar et sur le droit international humanitaire à Abidjan, toutes complémentaires même s’il faut relever la spécificité de chacune. En effet, le droit international des droits de l’homme, le droit international humanitaire et le droit international pénal se complètent, interagissent et se renforcent mutuellement.

 

Il s’agit, à travers l’organisation de cette session, de satisfaire une demande locale au regard de la situation actuelle du Mali, marquée par une crise politique et sécuritaire qui aura abouti à des violations graves des droits de l’homme. Conscients des répercussions immédiates de la crise dans les pays voisins, les initiateurs de ce projet ont voulu étendre leur action à toute la zone sahélienne et bien au-delà en raison des préoccupations similaires dans d’autres régions, notamment en Afrique de l’Ouest et Centrale ainsi que dans la région des Grands Lacs.

 

Une centaine d’avocats, de magistrats, de haut-fonctionnaires des forces de défense et de sécurité, de fonctionnaires des Nations Unies et de représentants de la société civile venant de 17 pays d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique Centrale, des Grands Lacs, du Maghreb et d’Europe prennent part aux travaux d’échange, de réflexion et de production scientifique de la session.Cette initiative s’inscrit dans le processus de renforcement des capacités de la famille judiciaire malienne, mis en œuvre par la Minusma dans le cadre du règlement des cas de violations graves des droits de l’homme liés à la récente crise. Par ailleurs, elle constitue la première étape d’une série d’activités consacrées à la formation des acteurs de la chaine pénale et autres défenseurs des droits humains.

Ouverture de la 1ère session de formation en Droit international pénal à Bamako